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| La Jeune chambre économique souffle 50 bougies autour de son berceau béthunois |
L'agglomération béthunoise a été un terreau fertile pour la Jeune chambre économique (JCE). Hier, en accueillant son congrès régional à l'hôtel consulaire, elle s'est penchée sur son berceau.
Le 26 octobre 2008 Les anniversaires donnent lieu à des fêtes de famille. Cette famille-là a eu un beau parcours et a bien essaimé, songeait-on en découvrant que le fondateur Léonce Deprez avait joué un rôle de premier plan dans les instances nationales du mouvement, et que le président national actuel, Carlos Brandao, cadre bancaire à Paris, avait été intronisé à Béthune dans les années quatre-vingt-dix. Quant au président national du Centre des jeunes dirigeants (CJD), Gontran Lejeune, invité en cousin germain comme chef de file d'une organisation plaçant elle aussi l'homme au centre de l'économie, il dirige une PME à Courrières. « Allez y ! c'est sans frais, c'est enthousiasmant et la récompense est immense », avait exhorté Jean-Paul Delelis, dans son témoignage d'ancien président à l'attention des impétrants. En retraite depuis trois semaines, cet ex-directeur d'agence d'intérim racontait avec humour comment il avait adhéré par erreur à la JCE en croyant entrer à la chambre de commerce, et comment il s'y était enrichi intellectuellement en lançant l'opération Une journée pour un métier puis l'association Artois Garde-malades. Avec beaucoup de drôlerie lui aussi, Michel Vaillant, président dans les années soixante-dix, à l'origine du tout premier parcours du coeur en France, avait expliqué que grâce à ce qu'il avait appris à la JCE, d'artisan travaillant avec une paire de ciseaux il était devenu le chef d'une entreprise de quarante-huit ciseaux. Bien plus jeune (il a 26 ans), Nicolas Opigez, président en exercice, a un CV plus succinct mais il a déjà mesuré l'apport de la chambre en matière de développement personnel. Quant à Léonce Deprez, c'est le maire qui a retracé son parcours en recevant les congressistes à l'hôtel de ville en compagnie de son adjoint aux affaires économiques, Philippe Preud'homme, et de quelques élus. En saluant « un formidable bâtisseur » dans l'homme qui, alors que fermaient les premiers puits de mine, avait lancé la dynamique de la reconversion de l'après-charbon, Stéphane Saint-André rendait hommage à l'esprit d'entreprise des membres de la JCE, à leur rôle précurseur et à leur tempérament novateur. « La ville de Béthune s'inspire de vos idéaux », leur a-t-il déclaré en évoquant quelques projets municipaux sur lesquels nous reviendrons. Un nouveau président régionalLa réception à la mairie s'est achevée par la remise de la ville aux présidents nationaux de la JCE et du CJD. Un peu plus tôt, à la chambre de commerce, le congrès avait été marqué par l'élection d'un nouveau président régional. Reynald Simon, 36 ans, conseiller à la chambre de commerce d'Arras, succède à Thibaut Legrand. La Jeune chambre arrageoise s'est également distinguée en recevant avec la JCE de la métropole le prix des sénateurs des mains de Patrick Hallez, chef de protocole de cette journée qui a réuni une centaine de personnes dans un climat de complicité détendue. |

L'agglomération béthunoise a été un terreau fertile pour la Jeune chambre économique (JCE). Hier, en accueillant son congrès régional à l'hôtel consulaire, elle s'est penchée sur son berceau.